La place du beau-père ou de la belle-mère dans une famille recomposée

Aujourd’hui, les familles recomposées sont de plus en plus nombreuses et ce n’est pas toujours simple de trouver sa place pour le « nouveau parent ». Pour se faire accepter par les enfants du conjoint, il faut adopter les bons comportements et réussir à intégrer une famille sans pour autant remplacer l’absent. Un rôle difficile à jouer mais pourtant indispensable pour créer une nouvelle famille heureuse.

Trouver sa place auprès des enfants

Il n’est pas toujours simple d’intégrer un groupe déjà fragilisé. Les enfants, en effet, ont déjà subi un traumatisme avec le divorce de leurs parents – ou le décès de l’un d’eux. Ils ont dû récréer une entité familiale différente et accepter le changement. Et lorsque la mère – ou le père – décide d’ajouter une personne dans leur vie, ce n’est pas simple. Ils doivent à nouveau repenser leur quotidien.
Mais intégrer une nouvelle famille n’est pas non plus une sinécure pour le nouvel arrivant. Il doit se faire accepter par des enfants – bien souvent contre cette idée – et trouver une place adaptée.
Les premières rencontres sont les plus importantes. L’enfant doit comprendre le rôle de la personne qu’il rencontre – son futur beau-père ou sa future belle-mère – dans son avenir. Et pour cela, le comportement du nouvel arrivant est capital.

Se faire accepter

Le futur beau-parent ne devra jamais vouloir remplacer l’absent. Et toute la subtilité de son rôle est là. Il doit endosser le rôle d’un adulte sans pour autant avoir tous les pouvoirs sur les enfants de son conjoint. Combien de personnes ont déjà entendu « tu n’es pas mon père / ma mère ! » lorsqu’il veut donner un ordre ? C’est là que le parent doit intervenir pour marquer la place de son partenaire clairement auprès de ses enfants. « Oui, il n’est pas votre père, mais il est un adulte responsable qui sait ce qui est bon pour vous. » L’enfant doit comprendre que cette personne va occuper une place importante dans sa vie.
Pour se faire accepter, la communication est primordiale. Il faut que le nouvel arrivant parle avec l’enfant, qu’il lui explique pour quelles raisons il est là et la place qu’il veut prendre dans la vie de l’enfant. Il doit bien insister sur le fait qu’il n’est pas son copain, mais qu’il est là pour lui, pour l’aider et pour passer des moments heureux avec lui. Il/elle est accepté(e) et aimé(e) par le père ou mère et à ce titre mérite le respect. Les choses ne doivent pas être précipitées. Les enfants accepteront leur nouveau beau-parent à leur rythme.

Une cohabitation réussie

Il est important de préciser dès le début de la cohabitation certaines règles. Comment se faire appeler est ainsi important. Pour faciliter les choses, le nouvel arrivant peut demander qu’on l’appelle par son prénom. Toutefois, après un certain temps, il faudra tenter d’intégrer plus d’intimité dans ce titre. Vous pourrez alors vous faire appeler par un surnom donné par l’enfant ce qui marquera un rapprochement.
La place du beau-parent ne doit pas empiéter sur le passé de la famille. Il ne faut pas se mettre au-dessus du parent absent. Il ne faut pas non plus effacer le passé et les souvenirs des enfants. Il faut également respecter « l’autre ».
Si la famille recomposée réunit des enfants, les règles doivent être les mêmes pour tous et il ne doit y avoir d’injustice.

Avant d’être accepté comme père – ou mère – il faut être accepté comme compagnon du parent. Être un beau-parent est un rôle à part entière qui impose intelligence et respect mais aussi amour et compréhension.

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